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Le monde essaie de nous vendre des zones grises, des compromis, de la tiédeur. On nous dit que tout est relatif. Pour moi, c’est une fabulation.
La réalité est bien plus tranchée. Elle est binaire, radicale, absolue. C’est OK ou c’est NOTOK. Il n’y a pas d’entre-deux, seulement la vérité nue de l’instant.
Je vis dans cette dualité. Parfois, je touche du doigt l’épiphanie, une clarté si vive qu’elle en devient aveuglante. C’est le sommet. Et la seconde d’après, je peux contempler l’abîme, ce vide profond qui rappelle que la chute fait partie du voyage. C’est éprouvant, mais c’est la seule façon que je connaisse de me sentir réellement vivant.
Cette dualité, elle n’est pas seulement autour de moi, elle est en moi. Elle est inscrite jusque dans mon nom : YAN.
Trois lettres qui portent l’écho du Yin et du Yang. L’ombre qui définit la lumière, le méchant qui révèle le bon, le chaos qui appelle l’ordre. Je suis le terrain de jeu de ces forces contraires. Accepter le concept oknotok, ce n’est pas être indécis, c’est accepter que la vie est un battement de cœur : un haut, un bas, sans arrêt.
On ne peut pas habiter la zone grise quand on a le feu dans le sang. Soit on brûle, soit on s’éteint. Et c’est très bien comme ça.
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